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L’IA peut recouvrir différentes formes et divers niveaux de maturité. Son appellation désigne en premier lieu le recours que l’informatique peut désormais avoir aux sciences cognitives en vue d’améliorer la performance d’un utilisateur. Son usage doit être encadré et pensé avant d’être déployé. Gide 255 vous accompagne dans toutes les étapes de son intégration.

Qu’est-ce que l’intelligence artificielle et quel est l’intérêt pour votre entreprise ou votre activité ?

Encore bien souvent galvaudé, le terme IA désigne l’intelligence artificielle utilisée dans la programmation d’un algorithme sur la base de certaines données pour formuler des décisions ou développer des services. En France, le rapport de Cédric Villani produit dans le cadre de la mission que lui a confiée le Premier Ministre Édouard Philippe en 20171, prévoit que l’IA pourrait être envisagée comme le souhait de comprendre comment fonctionne la cognition humaine et comment la reproduire via l’informatique et grâce aux données.

L’IA connaît différentes nuances et modalités. D’aucuns distinguent par exemple l’IA dite « forte » de l’IA dite « faible ». L’IA est faible lorsqu’elle se concentre sur une mission précise et unique. Elle peut être forte lorsqu’elle est capable d’intégrer des raisonnements et qu’elle permet, sur la base des utilisations passées des algorithmes, d’anticiper les décisions futures des utilisateurs.

Nourrie de données structurées (c’est-à-dire figurant au sein de bases de données et en langages informatiques les rendant exploitables automatiquement et efficacement en l’état) et non structurées (c’est-à-dire regroupées sans format et standards prédéfinis), l’IA s’appuie sur une architecture de pensées et sur des arbres de décisions transcrits en informatique. En cela, elle impose à l’homme de la façonner.

L’IA connaît des applications multiples mais elle vise souvent à parfaire la connaissance d’un opérateur, quel que soit son domaine d’activité, dans l’exercice de ses fonctions. Tout type d’activité économique est ainsi concerné, dont notamment l’industrie bancaire, assurantielle et financière ou la grande distribution. L’IA est particulièrement adaptée au traitement de l’information, à la segmentation de marchés et de clients. Elle peut également jouer un rôle essentiel dans le repérage de risques et d’opportunités et l’apprentissage qu’elle peut intégrer à son évolution du fait de l’expérience qu’elle assimile au fur et à mesure de son utilisation (machine learning).  Elle peut impacter significativement les procédures  et les processus en les automatisant et en les optimisant. Elle permet globalement de décupler la capacité analytique des acteurs économiques, selon les données auxquelles ils peuvent accéder.

Même si l’IA a été imaginée et conçue au départ pour « penser à la place de l’homme », celle-ci ne peut encore, dans le meilleur des cas, qu’augmenter son aptitude à analyser et à prendre des décisions dans un monde désormais fait de données protéiformes devenues stratégiques, monétisées et échangées.

L’IA est donc un outil, et non une finalité. Elle suppose cependant d’être correctement imaginée et impose à ses programmateurs de considérer à leur juste mesure les différents biais que celle-ci peut induire dans l’expression de ses résultats.

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1) « Je pense, donc je suis » – René Descartes.
2) « Donner un sens à l’intelligence artificielle – Pour une stratégie nationale et européenne », Cédric Villani, mars 2018.